jeudi 9 novembre 2017

Dans les abîmes du cœur,




Un rayon de Soleil éclaire ton rayon de Lune.

Des myriades d’étincelles  flamboient autour 
de l'inlassable  poète. 

samedi 14 octobre 2017

Regarder, penser ou être étonner !!!





 Un beau tableau, un beau poème est triste comme un beau
souvenir qu’il vous est impossible de revoir.
  C’est que les beautés terrestres ne sont que les images atténuées,
les reflets un peu perdus d’une autre beauté. Cette autre beauté
vous la pressentez ou bien vous la rappelez. D'ailleurs quand on
quitte le plan terrestre se rappeler ou pressentir c’est la même
 chose car les conditions temporelles de passé et
d’avenir ne sont que les illusions de nos sens déformants.
 L’important c’est le postulat de cette beauté à la réalité
transcendance.

      Roger Gilbert Lecomte

samedi 30 septembre 2017

Liberté ?



L'endroit du décor, c'est aussi quand les ronces profitant de
notre absence nous font de petites blagues !! 

La vie est l'expérience prolongée d'une solitude à l’intérieur
de laquelle on se sent libre.
                Jean-Paul Enthoven

  De l'écrivain qui n'assume pas son génie -dont le refus
d'écrire fabrique à point nommé les circonstances qui l'en
empêchent- à l'homme qui se trouve toujours une bonne
raison de ne pas honorer le rendez-vous pris avec un
fâcheux, la délibération- qui est la signature du libre
arbitre-vient, en effet , après la décision qu'elle prétend
renseigner. Sous les"c'est pas ma faute", sous les gémissements
de l'artiste et les bras ballants de la victime, on croit
entendre le duc de Guermantes déclinant une invitation à
dîner : "Impossible venir ce soir, mensonge suivra." Ce
n'est pas parce qu'une chose est bonne que nous la désirons,
mais parce que nous la désirons qu'elle est bonne:
qui veut tuer son chien l'accuse de la rage. L'alcoolique de
mauvaise foi se persuade qu'il boit librement en trouvant,
à point nommé, des vertus imaginaires à la boisson (voire
une ordonnance qui lui permet de le faire). La délibération
n'est pas un préalable , mais un mensonge , une justification
, un testament . Et la décision n'est pas consécutive mais
antérieure à la délibération dont elle détermine les
conclusions. C'est parce qu'on est borné qu'on aime les
frontières ; "c'est un cocu, dit Guitry, et c'est pour cela
que je le trompe"; ce n'est pas à cause de l'héritage que les
héritiers se détestent, mais c'est parce qu'ils se détestent
qu'ils se disputent.

L'endroit du décor    Raphaël Enthoven

samedi 19 août 2017

La fontaine de l'oubli




- Un jour, Narada dit à Krishna : " Seigneur, dévoilez-moi
Maya ! "- Quelque temps passa. Krishna emmena Narada dans un
désert, ils marchèrent ensemble plusieurs jours. Krishna dit:
-Narada j'ai soif ; va me chercher de l'eau !
Narada partit pour chercher de l'eau. Il arriva à un village. Il
frappa à une porte. Une très belle fille lui ouvrit. dès qu'il la vit, il
oublia tout il la regardait. Enivré d'amour il demanda à l'épouser. Ils
se marièrent, elle lui enfanta deux enfants, ils vécurent ensemble douze
années. Il était heureux, avec sa femme, ses enfants, ses troupeaux et ses
champs. Une nuit, la rivière monta. Elle submergea tout le village. Les
maisons s'écroulèrent, hommes et bêtes furent emportés. Narada nageait,
luttant contre le courant, et il portait sa femme et ses enfants. L'un des
enfant lui échappa. En essayant de le sauver, il lâcha l'autre , sa femme
fut arrachée à son étreinte par la violence du torrent. Il fut rejeté seul,
sur le rivage, et il sanglotait amèrement....
Alors, derrière lui, une voix douce demanda :
-Mon enfant, où est l'eau ? Tu es allé chercher un verre d'eau, et
je t"attends. Voici une demi-heure que tu es parti.
  -Une demi-heure ! s'écria Narada.....
Douze années avaient passé. Douze années de joies et de douleurs....
Avaient passé les yeux de Maya.

Cité par Romain Rolland dans L’Âme Enchantée